mercredi 17 septembre 2008

J4 Castel de Vergio - Bergerie de Vallone

13 août 2008
Départ 7h30, arrivée 16h30-17h
Dénivelé +760m / -720m
Environ 6h de marche

Un petit déjeuner aussi frugal que d'habitude, même s'il y a des croissants. Nous partons un peu en retard, dans notre groupe tout va bien, mais dans celui avec qui nous avons partagé le gîte, par contre, les choses se gâtent: plusieurs malades, qui avec de la fièvre, qui avec des besoins pressants incontrôlables, bref le genre de désagrément dont on se passerait bien sur le GR 20. Sachant que nous avons tous mangé, bu et dormi au même endroit depuis le début, cela n'augure rien de bon! Ah, tiens, un malade dans mon groupe aussi, il a l'air bien pâle. Espérons que l'épidémie s'arrête là, parce que franchement, marcher toute la journée sans pouvoir s'alimenter et en cherchant les buissons et autres coins pipis à chaque détour de chemin, c'est pas la joie!

Aujourd'hui nous pénétrons dans le massif volcanique de la Grande Barrière, changement de décor, nous nous rapprochons des plus hauts sommets de l'île. Retour dans l'univers minéral.
C'est une étape plus physique que la précédente, qui commence par une grande montée, longue et régulière: nous grimpons à 2000m pour passer juste en dessous du Tafunatu et de la Paglia Orba.

Nous remontons la haute vallée du Golo, le fleuve le plus long de Corse, sur les dalles en longeant la rivière au début, ensuite sur un chemin en creux de vallée puis à flanc de montagne.


Fâcheuse tendance à passer à côté des plus belles piscines en dehors des heures de baignade autorisées:



Nous passons la bergerie de Radule, improbable au milieu des rochers et des dalles. Comme souvent, une construction en pierre sèche. Une vache rachitique dans les parages, mais pas de moutons à proximité immédiate. Le terrain est pentu, quasi exclusivement rocailleux. Curieux endroit pour une bergerie... En fait il y a des pentes herbeuses un peu plus loin.

Capu Tafunatu, avec son trou creusé par la colère du diable, et sa grande soeur la Paglia Orba, à droite, en roche rouge


En allant gaiement vers la pause café-goûter qui nous attend au refuge de Ciottolu a i Mori

Et toujours au loin la mer:


Au loin le lac de Calaccucia, vue sur la vallée du Niolu


Un long pique-nique baignade pour les courageux et un petit passage rafraîchissant en forêt plus tard, nous arrivons à la bergerie de Ballone.

A la bergerie comme à la bergerie: aujourd'hui il a fait très chaud, alors à l'arrivée on commence par étancher la soif! Eau gazeuse, coca et bière corse à volonté, ou peu s'en faut.

Ensuite on passe à l'activité installation: distribution des tentes, distribution des matelas en mousse (ouuuiiii des vrais matelas!), même un drap. Je ne vois pas bien ou on va aller avec, par contre: à par de maigres lambeaux de terre, il n'y a que des dalles rocheuses ici! Nous grimpons un peu, toujours le même tableau. Euh... 15 bonnes minutes plus tard, nous avons enfin trouvé un emplacement à peu près plat, quelques bonnes dizaines de mètres plus haut.

Qu'à cela ne tienne: ce soir nous dormirons en banlieue, et on sera d'autant plus tranquilles, parce que plus bas, il y a du monde, du genre qui picole un peu plus tard que la moyenne et qui fait du bruit. Bon, avant de mettre la tente, on va virer un peu les bouses séchées histoire de pas mettre les pieds dedans en pleine nuit, tu préfères pas?

Heureusement qu'après tout ça la tente est vite dépliée, hop hop, 1 seconde! On l'attache un peu quand même hein, parce sinon elle va s'envoler dès qu'on aura le dos tourné... plantage de sardines sans huile en terrain sec. Mouais, autant ramener les pierres pour les coincer, ça sera plus simple. Couchage enfin installé, nous profitons des derniers rayons de soleil pour aller faire trempette à la rivière! Bien plus jolie et limpide que celle où nous avions passé 2h autour du déjeuner, à mon avis. Mais brrrr c'est pas chaud. La douche est remplacée par le bain tout aussi froid.

Dîner sympa, pâtes à volonté et service sympa, on rigole bien et pour un rien: belle ambiance à notre table. A l'autre, ça discute sérieux entraînement, compétitions de course à pied et blessures de guerre. Nous on picole notre pichet de rouge et on essaie de comprendre le hongrois.

Et une bonne nuit sous les étoiles (il faudrait rester éveillé au-delà de 21h30 pour les voir, mais c'est encore pas le bon soir)... au milieu des bouses, mais de nuit c'est mieux on les voit pas.


Bilan jour 4:
- le sac allégé, c'est top!
- aujourd'hui je pète la forme, je ne suis pratiquement jamais à traîner derrière. Il y a même des gens qui souffrent plus que moi dans la montée, et pas seulement le malade, eheheh....
- depuis ce jour, je sais marcher avec des bâtons! alors forcément, je trotte plus allègrement.
- la Quechua 2 secondes c'est bien, sans vent c'est mieux! elle va pas s'écrouler dis? moi je dis, heureusement qu'on ne doit pas la replier demain aux aurores...
- il y a plein de malades ici, demain on s'en va! on est cernés: ils arrivent du nord, du sud, non non non la gastro ne passera pas par moi (espère chacun d'entre nous)

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